En France, tous les compteurs et répartiteurs de frais de chauffage en copropriété devront être relevables à distance au 1er janvier 2027 – sous peine d’amende pour le syndic.

L’essentiel en bref

  • Au 1er janvier 2027, tous les compteurs individuels de chaleur et répartiteurs de frais de chauffage en copropriété devront être relevables à distance (article R174-7 du code de la construction et de l’habitation, CCH).
  • Sont concernés les immeubles en chauffage collectif dont la consommation dépasse 80 kWh/m² par an ; les logements-foyers et les cas d’impossibilité technique justifiée en sont exclus.
  • Si le syndic ne se met pas en conformité après mise en demeure, l’amende peut atteindre 1 500 euros par logement et par an, jusqu’à la mise en conformité (article L185-4 du CCH).

En France, les copropriétés chauffées collectivement doivent équiper tous leurs compteurs et répartiteurs de frais de chauffage en appareils relevables à distance avant le 1er janvier 2027. Sans mise en conformité après mise en demeure, le syndic risque une amende administrative.

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La règle découle de la directive européenne sur l’efficacité énergétique (directive (UE) 2018/2002, refondue par la directive (UE) 2023/1791), qui impose à tous les États membres des compteurs de chaleur relevables à distance et une information mensuelle de consommation. La France l’a transposée dans le code de la construction et de l’habitation (CCH), avec un calendrier et des sanctions qui lui sont propres.

Les appareils installés depuis le 25 octobre 2020 doivent déjà être relevables à distance ; l’échéance du 1er janvier 2027 concerne le parc existant, plus ancien.

L’obligation : ce que prévoit le code de la construction

Selon le ministère français de la Transition écologique, chaque logement d’un immeuble chauffé collectivement doit disposer d’un compteur individuel d’énergie thermique (CET) à l’entrée du logement ; à défaut, des répartiteurs de frais de chauffage (RFC) sont posés sur chaque radiateur. L’obligation ne s’applique qu’aux immeubles dont la consommation de chauffage dépasse 80 kWh par mètre carré et par an ; en dessous de ce seuil, ainsi que pour les logements-foyers, l’individualisation n’est pas exigée.

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Pour la télérelève, deux dates comptent : les appareils posés depuis le 25 octobre 2020 doivent déjà permettre un relevé à distance ; au 1er janvier 2027, l’ensemble du parc, y compris les appareils plus anciens, devra l’être. Depuis le 1er janvier 2022, le syndic doit en plus transmettre chaque mois à chaque copropriétaire une évaluation de sa consommation de chauffage (article R174-12 du CCH), sans que celui-ci ait besoin de le demander.

Les frais de chauffage se répartissent ensuite à 70 % selon les relevés individuels réels et à 30 % selon les tantièmes de chaque lot, pour tenir compte des écarts de situation thermique entre logements (par exemple un appartement sous toiture mal isolée).

Sanctions : ce que risque le syndic

Les contrôles et sanctions sont fixés par les articles L185-1 à L185-4 du CCH, que résume la fiche officielle de Service-Public.fr. Sur demande de l’administration, le syndic ou le propriétaire doit produire les justificatifs de l’individualisation des frais dans un délai d’un mois.

En l’absence de réponse, ou si la mise en demeure reste sans effet, une amende administrative peut être prononcée. Elle peut atteindre 1 500 euros par logement et par an, reconduite chaque année tant que l’immeuble n’est pas mis en conformité. La sanction vise le syndicat des copropriétaires ou le propriétaire de l’immeuble, jamais directement un copropriétaire ou un locataire pris individuellement.

Exemple : une copropriété de 20 logements qui ne se met pas en conformité

  • Logements concernés : 20 appartements chauffés collectivement, compteurs non télérelevables après le 1er janvier 2027
  • Amende maximale par logement : 1 500 euros par an (article L185-4 CCH)
  • Amende maximale pour l’immeuble : jusqu’à 30 000 euros par an, tant que les travaux ne sont pas faits

Rechenweg : 1 500 € × 20 logements = 30 000 € par an. C’est un exemple de calcul fondé sur le plafond légal, pas une prévision : le montant réel dépend de la décision de l’administration après mise en demeure, et la plupart des copropriétés se mettront en conformité avant d’en arriver là.

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Ce montant se répercute en général sur les charges de copropriété, donc indirectement sur chaque copropriétaire – une différence notable avec l’Allemagne, où c’est le locataire qui obtient directement une réduction sur sa facture de chauffage.

Et chez le voisin allemand ?

En Allemagne, la même directive européenne a été transposée différemment : la Heizkostenverordnung (règlement allemand sur le décompte des frais de chauffage) fixe aussi une échéance au 31 décembre 2026 pour les compteurs non télérelevables, mais la sanction y est pensée pour le locataire, pas pour le syndic. Si le bailleur allemand ne s’est pas mis en conformité, le locataire peut réduire lui-même sa quote-part de charges de chauffage de 3 %, et jusqu’à 6 % si l’information mensuelle de consommation manque aussi.

La logique française est inverse : pas de réduction automatique pour l’occupant, mais une amende administrative qui vise directement le syndic ou le propriétaire failli. Le principe européen – télérelève généralisée et information régulière des occupants – reste le même des deux côtés de la frontière ; seuls le calendrier, le montant et le destinataire de la sanction diffèrent.

Checklist : ce qu’il faut vérifier maintenant

  • Copropriétaires : vérifier en assemblée générale si l’installation ou le remplacement des compteurs a déjà été votée (majorité absolue, article 25 de la loi de 1965).
  • Syndics : identifier les appareils posés avant le 25 octobre 2020, qui sont les plus susceptibles de ne pas être télérelevables.
  • Faire réaliser les travaux avant fin 2026, les prestataires étant généralement très sollicités en fin d’année.
  • Conserver les devis et justificatifs d’installation : en cas de contrôle, le délai de réponse à l’administration n’est que d’un mois.

Les immeubles exemptés – consommation sous le seuil de 80 kWh/m²/an, logements-foyers, ou impossibilité technique dûment justifiée dans une note versée au dossier – n’ont pas à engager ces travaux, à condition que le syndic puisse présenter cette justification en cas de contrôle.

Questions fréquentes

Quels immeubles sont concernés par cette obligation ?

Les immeubles d’habitation ou mixtes chauffés collectivement dont la consommation dépasse 80 kWh par mètre carré et par an. Les logements-foyers et les cas d’impossibilité technique ou de coût disproportionné, justifiés par une note, en sont exclus.

Que risque un syndic qui ne respecte pas l’échéance du 1er janvier 2027 ?

Après une mise en demeure restée sans effet, une amende administrative peut être prononcée, jusqu’à 1 500 euros par logement et par an, reconduite chaque année jusqu’à la mise en conformité (article L185-4 du code de la construction et de l’habitation).

Qui paie l’installation des nouveaux compteurs ?

Les appareils de mesure relèvent des charges communes de la copropriété, votées en assemblée générale. Les robinets thermostatiques, préalable à l’individualisation, restent à la charge de chaque copropriétaire pour son propre logement.

La règle est-elle la même qu’en Allemagne ?

Non. Les deux pays appliquent la même directive européenne, mais l’Allemagne fixe son échéance au 31 décembre 2026 et donne au locataire un droit de réduction de charges pouvant aller jusqu’à 6 %, tandis que la France fixe son échéance au 1er janvier 2027 et sanctionne directement le syndic ou le propriétaire d’une amende.

Avez-vous déjà été informé par votre syndic d’un remplacement de compteurs de chauffage dans votre copropriété ? Partagez votre expérience en commentaire.

Sources et date

Recherche et données à jour au 7 novembre 2026.

Note de transparence : des outils assistés par l’IA ont été utilisés pour la recherche, la structuration et la rédaction de cet article. Les sources utilisées sont indiquées dans l’article. La publication n’intervient qu’après validation éditoriale manuelle. Version française adaptée d’un article de Tendances du Net, recherchée pour la France : la réglementation allemande d’origine portait sur les mêmes compteurs de chauffage, mais avec des règles propres à l’Allemagne ; le visuel reprend la photo symbolique du robinet thermostatique de l’article allemand, avec des chiffres et une source propres à la France.

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