Un utilisateur dénonce une vingtaine de demandes sans accès à son compte. Ce que le droit européen de la protection des données exige en matière de reconnaissance faciale.

L’essentiel en bref

  • Un client de Wise dénonce une vingtaine de demandes de prise de vue et de repositionnement après que sa confirmation par SMS avait déjà été acceptée.
  • La vidéo fournie montre aussi une option de vérification manuelle et un avertissement selon lequel le scan du visage peut être conservé jusqu’à un an.
  • L’enquête présente les normes générales de la CNIL et du droit européen, ainsi que d’autres plaintes publiques ; elle ne constitue pas une décision d’une autorité contre Wise dans ce cas précis.

Un utilisateur de Wise affirme que sa confirmation par SMS avait été acceptée, mais qu’il a dû repositionner son visage devant la caméra à plusieurs reprises sans jamais obtenir l’accès à son compte. Il s’oppose à une vérification biométrique réalisée contre sa volonté. La CNIL rappelle le principe du libre choix d’une alternative à la biométrie.

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SMS accepté, toujours pas d’accès

Plus près de la caméra, puis plus loin, puis encore un essai : c’est ainsi que l’utilisateur concerné décrit, le 5 novembre 2026 auprès de Tendances du Net, son processus de connexion. Il affirme avoir reçu une vingtaine de demandes. Bien que sa confirmation par SMS ait été acceptée, il n’a pas pu accéder à son compte pendant plusieurs minutes. Il refuse la mesure numérique de son visage et considère ce processus comme du harcèlement.

La critique porte donc sur bien plus qu’une caméra défaillante. Toute personne ayant besoin d’accéder à un compte financier existant se trouve sous une pression bien réelle. La question éditoriale est la suivante : quelle possibilité réellement utilisable reste-t-il à une personne qui ne souhaite pas consentir à une analyse faciale automatisée ? Une succession de tentatives de capture infructueuses ne répond pas à cette question.

Ce que montrent les images fournies

Les captures d’écran documentent la demande de reprendre un selfie. La vidéo, longue d’environ 39 secondes, montre également l’option « Non, vérifier manuellement ». Pour la variante automatique, l’écran indique une conservation du scan du visage pouvant aller jusqu’à un an. La voie manuelle présentée pourrait, selon l’écran, prendre jusqu’à un jour ouvré. Ces informations proviennent du texte affiché à l’écran dans la vidéo, et non d’une confirmation sur l’issue réelle de ce cas précis.

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Affirmer de façon générale que Wise ne propose aucune voie manuelle serait donc inexact. Restent en suspens le bon fonctionnement de cette voie dans ce cas précis, le traitement de données réellement effectué et le moment où l’accès a été rétabli.

Wise décrit elle-même les scans du visage et le consentement

Wise évoque les scans du visage, le consentement et la prévention de la fraude dans son propre avis sur les données biométriques. Wise : Biometric Data Processing Notice (en anglais). Le service décrit la vérification en deux étapes comme une sécurité supplémentaire du compte. Wise : vérification en deux étapes (en anglais).

Une confirmation par SMS acceptée ne prouve donc pas, à elle seule, qu’un contrôle supplémentaire serait illicite, ni qu’un traitement biométrique effectué contre un refus exprimé serait licite. Ce sont deux questions distinctes.

Ce qu’exige le droit européen de la protection des données

En France comme dans le reste de l’Union européenne, le règlement général sur la protection des données (RGPD) s’applique directement. Un scan du visage utilisé pour identifier une personne de manière unique constitue une donnée biométrique relevant des catégories particulières de données au sens de l’article 9 du RGPD, dont le traitement suppose une base légale spécifique, souvent un consentement explicite. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) rappelle, dans ses principes sur la biométrie, le libre choix d’une alternative lorsque le consentement est le fondement retenu. CNIL : Biométrie à disposition des particuliers, quels principes respecter. Le Comité européen de la protection des données (CEPD) exige de même une alternative non biométrique lorsque le traitement repose sur le consentement au titre de l’article 9 du RGPD. CEPD : Lignes directrices 3/2019, paragraphe 86 (en anglais).

Ce sont des normes générales, pas une décision concernant Wise. Elles ne constituent pas, par elles-mêmes, la preuve d’un manquement dans le cas précis évoqué ici. Ce qui compte, c’est la base légale applicable, la finalité du traitement et la mise en œuvre concrète du procédé.

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Témoignages publics : plaintes et avis contraires

Sur Reddit, des témoignages de selfies rejetés côtoient des commentaires décrivant des vérifications sans difficulté. Reddit : selfies rejetés et expériences contrastées (en anglais). Un autre message sur Reddit dénonce l’absence d’option manuelle malgré le retrait du consentement à la biométrie. Reddit : Manual Verification Gone (en anglais).

Ces témoignages sont des récits personnels, non vérifiés de façon indépendante. Ils montrent qu’un débat public existe sur ces difficultés ; ils n’établissent ni leur fréquence réelle, ni une panne mondiale actuelle, ni le déroulement technique dans ce cas précis.

Wise n’a pas encore été sollicitée par Tendances du Net au sujet de ce cas individuel. Les pages de l’entreprise consultées sont des publications générales, pas une prise de position sur ce cas précis. La critique de la personne concernée est rapportée comme telle ; aucun manquement établi juridiquement n’est affirmé.

Questions fréquentes

Une confirmation par SMS acceptée prouve-t-elle qu’aucun autre contrôle n’est autorisé ?

Non. La question de savoir si d’autres vérifications d’identité sont autorisées, et celle de savoir si une méthode biométrique précise peut être utilisée à cette fin, sont deux questions distinctes.

L’option de vérification manuelle est-elle documentée ?

Oui, elle est visible dans la vidéo fournie. Son fonctionnement effectif dans ce cas précis reste en suspens.

Que dit la CNIL sur le choix d’une alternative à la biométrie ?

La CNIL rappelle que les particuliers doivent pouvoir choisir une alternative non biométrique lorsque le traitement repose sur leur consentement.

Sources et date

Recherche et données au 5 novembre 2026.

Note de transparence : des outils assistés par l’IA ont été utilisés pour la recherche, la structuration et la rédaction de cet article. Les sources utilisées sont indiquées dans l’article. La publication n’intervient qu’après validation éditoriale manuelle. Le reportage s’appuie sur des éléments visuels transmis par la personne concernée, ses déclarations et les sources primaires citées. Les messages de forums sont des témoignages non vérifiés. Le visage, les liens de compte et les images privées non retouchées ne sont pas publiés. Il s’agit d’une adaptation nationale fondée sur un article de Tendances du Net, documentée pour la France.

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